L’histoire du centre

Le Centre d’études pour l’autonomie économique des Premiers Peuples* et des Inuit a émergée d’une réflexion commune entre l’ex-premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, la professeure Émilie Fortin Lefebvre de l’UQAM et des représentants autochtones et inuit de diverses nations.

Parmi les enjeux actuels de notre société, la réconciliation avec les Autochtones et les Inuit se présente comme un défi d’importance incontestée. Amorcé depuis une vingtaine d’années, ce changement de paradigme a notamment été influencé par la signature le, 7 février 2002, de l’entente politique appelée la Paix des Braves entre le gouvernement du Québec de M. Bernard Landry et la nation crie, alors dirigée par Ted Moses. 

*Le terme « Premiers Peuples » désigne les peuples des Premières Nations. Au Québec, celles-ci sont composées de 10 nations distinctes, soit les Abénakis, les Anishinabeg, les Atikamekws les Cris, les Hurons-Wendats, les Innus, les Malécites, les Micmacs, les Mohawks et les Naskapis..

La déclaration sur les droits des peuples autochtones de l’ONU

En 2007, après de longues négociations impliquant les représentants des peuples autochtones eux-mêmes, l’Organisation des Nations Unies adopte la Déclaration sur les droits des peuples autochtones et recommande le renforcement du développement des peuples autochtones selon leurs aspirations et leurs besoins.  

Extraits :

  • Consciente de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les droits intrinsèques des peuples autochtones, qui découlent de leurs structures politiques, économiques et sociales et de leur culture, de leurs traditions spirituelles, de leur histoire et de leur philosophie, en particulier leurs droits à leurs terres, territoires et ressources
  • Convaincue que le contrôle, par les peuples autochtones, des événements qui les concernent, eux et leurs terres, territoires et ressources, leur permettra de perpétuer et de renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et de promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins
  • Article 3: Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.
  • Article 5: Les peuples autochtones ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, économiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant le droit, si tel est leur choix, de participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État.
  • Article 23: Les peuples autochtones ont le droit de définir et d’élaborer des priorités et des stratégies en vue d’exercer leur droit au développement. En particulier, ils ont le droit d’être activement associés à l’élaboration et à la définition des programmes de santé, de logement et d’autres programmes économiques et sociaux les concernant, et, autant que possible, de les administrer par l’intermédiaire de leurs propres institutions.

Le Centre d’études pour l’autonomie économique des Premiers Peuples et des Inuit s’inscrit dans le prolongement du travail de monsieur Bernard Landry, monsieur Ted Moses et de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007), en favorisant le développement de relations basées sur la coopération, la confiance et le respect mutuel entre Autochtones et Allochtones.